BLACK BONES


Publié le : 01/10/2017

BLACK BONES : l’ovni musical Rémois rejoint Caramba

01-10-2017

EN CONCERT AU MAMA FESTIVAL A PARIS LE 19/10 – 1ER ALBUM “KILI KILI” – SORTIE LE 13/10.

On connaît ce sens inné de la mélodie. On connaît ces refrains pétulants qui collent comme des caramels aux dents, ces hymnes à la joie pétaradante. Ils ne ressemblaient sans doute pas tout à fait à ça. Ils étaient peut-être moins secoués, moins variables, moins punk dans l’âme. Mais, même sous une autre forme, on a déjà croisé ces airs multicolores, ces couplets fluo, ces chansons un peu folles, ces tubes drôles et beaux, directs, simples mais pas simplistes, méchamment efficaces et carrément dansants. Bon sang ne saurait mentir. Et il ne fait qu’un tour, ou plutôt mille, lorsqu’on découvre l’identité du “Coach” de Black Bones. Black Bones, monté avec Marianne Mérillon, Odilon Horman, Ludovic Caqué et Samuel Allain, est la créature d’Anthonin Ternant, tête très prolifique des rémois Bewitched Hands, machine à immenses chansons et l’un groupes français les plus enthousiasmants des dernières décennies, séparé en 2014.

Black Bones est la collision, sur disque et en groupe, des projets solos de Ternant, avec le plus intime Angel et le très scénique The Wolf Under The Moon. C’est la collision de sa passion pour les groupes américains des années 90, de son amour pour le non-sens et l’immensité de Ween, pour les projets variés de Lou Barlow (Sebadoh, Sentridoh, The Folk Implosion…), pour les grands-écarts des Beastie Boys ou pour Beck, explorateur azimuté de la chose pop. On pourrait aussi trouver, dans ce premier album, un peu de Supergrass, un peu de Super Furry Animals, un peu d’Arcade Fire, des super-héros de comics, des zombies latinos et des battes de base-ball, de l’épique, de l’électrique, de l’électronique ou du rap. On trouve surtout, dans Kili Kili, une imparable collection de hits sur pneumatiques, une série de tubes rigolards, variables et ravageurs, de chansons sexy à chanter en foule, une vision punk et acide de la pop bubble-gum, à goûter le cœur léger et le pogo joyeux, les zygomatiques crampés et les popotins rebondissant à l’unisson.

Thomas BURGEL (mai 2017)