Jamait

Représentation Caramba : Monde

Label : Wagram

Site officiel : www.jamait.fr


News

26/11/2009
Après un Casino de Paris à guichet fermé lundi dernier retrouvez Yves Jamait en show case exceptionnel à la FNAC Montparnasse vendredi 27 novembre à 20h15!
L'occasion de fêter la sortie de son premier album live!

09/11/2009
On pose souvent la question de savoir, dans le cas improbable où l’un des membres du trio magique de la chanson française (Brel, Brassens, Ferré) entamait aujourd’hui une carrière, s’il aurait latitude de, justement, se faire entendre. Yves Jamait répond brillamment à l’interrogation.

A l’écart des paillettes, et autres affèteries d’un impitoyable business, il sait construire, toute casquette dehors, son parcours, là où personne ne peut mentir : sur scène. Mais au-delà de ce presque anachronisme, la qualité du Dijonais est dans cette inventivité d’une galerie de personnages modestes, humbles, et (généralement) solitaires. Le chanteur ne renie en effet rien de son extraction populaire, et cela lui octroie quelques coudées d’avance, face à la concurrence et ses maladroites tentatives de re-création, dans le rendu de ces désespoirs du quotidien, les affres d’un prolétariat qui meurt, à force de ne plus pouvoir vivre.

Des mises en situation qu’on n’a jamais si bien chantées depuis Daniel Guichard. Enregistré dans sa chère Bourgogne (fidèle toujours à sa maîtresse burgonde), En Concert déroule exactement ce que l’on souhaitait : un talentueux pot-pourri de ses trois albums en studio, agrémenté de la magique étincelle qu’offre la rencontre avec le public. En dix-sept chansons et autant de petits bonheurs (in « En deux mots »), Jamait se dresse comme le témoin, et l’amplificateur tout à la fois, de la détresse des humbles, de la pudeur des gens de peu.

Qu’il aime le beau sexe jusqu’au soupir d’extase (« Des mains de femme »), ou élève le désespoir amoureux à hauteur de l’un des beaux-arts (« L’Adieu merdeux »), le presque quinquagénaire fait chanter son audience (« C’est pas la peine ») comme on ne le pensait plus possible, et revendique un salutaire anticléricalisme, nimbé d’humanisme navré (« Athées souhaits l’homme »). Le tout sans misérabilisme, car, sur fond de java ou de goualante brinquebalante, illuminées par un accordéon mutin ou profond, Jamait n’oublie jamais, et avec humour, la jouissance qu’il y a à botter le cul des puissants (« Y en a qui »).

La lumière viendra tout à la fin, avec un « Je suis vivant » nerveux, revendicatif, et roboratif, qui démontre que les plus beaux combats sont ceux qui restent à mener. On a bien envie de se glisser dans le rang, tiens. A noter que la fête se poursuit avec un deuxième tome de l’album, incluant trois extraits vidéos de concerts, ainsi qu’une chanson inédite (« Si vous saviez »), dans laquelle Jamait tend la main à l’univers manouche de Sanseverino, comme une internationale des voleurs de poules, et de refrains.

05/11/2009
Sortie de son premier album live le 16 novembre! (Faisage Music/Wagram) 17 titres avec en bonus 1 titre inédit et des vidéos .
Jamait continue de sillonner la france en affichant partout "complet".

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Video




Agenda concert

  • 30/07/2010 - Festival Voix Vives de Méditerrannée, Sete (France)
  • 20/08/2010 - Festival Echos Rock, Realville (82) (France)
  • 27/08/2010 - Musique au Parc, Bourg de péage (France)
  • 28/08/2010 - Festival Lune Amitié, Pourrain (France)
  • 04/09/2010 - Foire Exposition, Vierzon (18) (France)
  • 10/09/2010 - Le 112, Terville (57) (France)
  • 01/10/2010 - Salla Claude Nougaro, Toulouse (31) (France)
  • 02/10/2010 - Salle Nougaro, Toulouse (31) (France)
  • 08/10/2010 - Festival de la Chanson Française du Pays d'Aix, Aix-en-Provence (13) (France)
  • 15/10/2010 - Centre Culturel, Saint-Pierre-des-Corps (37) (France)
  • 19/10/2010 - Théâtre de l'ermitage, Le Bouscat (France)
  • 21/10/2010 - Le Carroi, La Flèche (72) (France)
  • 23/10/2010 - Théâtre de Thalie, Montaigu (85) (France)
  • 13/11/2010 - Salle Frédéric Lescure, Selongey (21) (France)
  • 19/11/2010 - Salle Pierre Mendes France, Nogent-le-Rotrou (28) (France)
  • 20/11/2010 - Le Firmament, Firminy (42) (France)
  • 25/11/2010 - Espace Beaumarchais, Maromme (76) (France)
  • 26/11/2010 - Le Colisée, Lens (62) (France)
  • 27/11/2010 - Théâtre nouveau Relax, Viarmes (France)
  • 03/12/2010 - Salle des Fêtes, Vandoeuvre (54) (France)
  • 15/01/2011 - Salle Serge Reggiani, Le Tréport (76) (France)
  • 15/01/2011 - Le tréport, Le treport (France)
  • 21/01/2011 - Centre culturel l'Odyssée, Dol de bretagne (France)
  • 22/01/2011 - Le Polygone, Chevigny-Saint-Sauveur (21) (France)
  • 27/01/2011 - Le Sémaphore, Cebazat (63) (France)
  • 28/01/2011 - L'Auditorium, L'Horme (42) (France)
  • 01/02/2011 - Théâtre des Pénitents, Montbrison (42) (France)
  • 01/02/2011 - Théâtre des Pénitents, Montbrison (42) (France)
  • 04/02/2011 - Espace Culturel le Champilambart, Vallet (44) (France)
  • 10/02/2011 - Théatre des Chalands, Val de Reuil (27) (France)
  • 17/02/2011 - Islea, Avermes (03) (France)
  • 18/02/2011 - Nouveau Relax, Chaumont (52) (France)
  • 19/02/2011 - Espace Georges Sadoul, Saint-Die-Des-Vosges (88) (France)

Concerts passés

  • 25/07/2010 - Les Nuits Peplum, Alise Ste Reine (France)
  • 23/07/2010 - Festival de la Cité, Carcassonne (France)
  • 27/06/2010 - ., Audincourt ( 25) (France)
  • 17/06/2010 - St Pierre et Miquelon, St Pierre et Miquelon (France)
  • 14/06/2010 - Montreal, Montreal (Canada)
  • 11/06/2010 - Festival de la Chanson de Tadoussac, Tadoussac (Canada)
  • 05/06/2010 - Festival Ferme du Rock, Margny les compiègnes (France)
  • 04/06/2010 - Nouveau Relax, Chaumont (52) (France)
  • 28/05/2010 - Festivest, Pontarlier (25) (France)
  • 08/05/2010 - Festival Rolling Saône, Gray (70) (France)
  • 29/04/2010 - Centre Culturel, Fougères (35) (France)
  • 09/04/2010 - Salle Marcel Sambat, Châlon sur Saône (71) (France)
  • 06/04/2010 - Le Train Théâtre, Porte les Valences (26) (France) [COMPLET]
  • 02/04/2010 - Espace Culturel de la Pointe de Caux, Gonfreville L'Orcher (76) (France) [COMPLET]
  • 24/03/2010 - La Coursive, La Rochelle (17) (France)
  • 20/03/2010 - Usine à Gaz, Nyon (CH) (Suisse) [COMPLET]
  • 18/03/2010 - Théâtre Gaston Bernard, Châtillon sur Seine (21) (France) [COMPLET]
  • 17/03/2010 - Théâtre Gaston Bernard, Châtillon sur Seine (21) (France) [COMPLET]
  • 12/03/2010 - CCL, St-Imier (Suisse)
  • 05/03/2010 - Printemps de la Chanson, Gacé (61) (France) [COMPLET]
  • 26/02/2010 - Salle des Fêtes, Bellegarde sur Valserine (01) (France)
  • 16/02/2010 - Centre Culturel, Provins (77) (France)
  • 12/02/2010 - Théâtre Olympia, Arcachon (33) (France) [COMPLET]
  • 11/02/2010 - Théâtre des Forges, Trith Saint Léger (France)

Biographie

Après deux albums couronnés de succès (« De verre en vers », « Le coquelicot »), Yves Jamait sort enfin son nouvel opus. Baptisé « Je passais par hasard », le nouvel album de ce « chanteur né sur le tard » est certes moins autobiographique mais d’une qualité toujours aussi rare, avec des chansons dont l’écriture a encore gagné en exigence et dont les mélodies se sont enrichies avec des orchestrations plus souples et mosaïques.

Artiste majuscule, Yves Jamait, sorte de Gaston Montehus des temps modernes, n’a jamais dévié d’une trajectoire oblique qui a forgé sa singularité, imperméable aux conventions et formatages d’un milieu du show business, dans lequel « il est passé par hasard » comme parachuté pour notre plus grand bonheur avant de s’y installer, on l’espère pour longtemps, avec son chant de sève et de convictions, son écriture au cordeau, chantant comme personne les éclopés de la vie, l’âpreté du quotidien, les jours décolorés, le rêve de l’être aimée.
Car, c’est en homme libre qu’il trace sa route dans la chanson française, à l’image du coquelicot, fleur rebelle et indomptable qui peuple les terrains vagues, et qui ornait la pochette de son précédent album.

Finies les imperfections de jeunesse du premier album et l’épreuve au tournant et à la corde du second opus où l’on doit gagner ses galons. Ici, dans ce troisième disque, c’est un Yves Jamait plus serein, qui se départit de l’urgence à donner de l’émotion brute, se faisant moins nombriliste, davantage citoyen et plus concerné, regardant l’époque et s’ouvrant même à d’autres auteurs et compositeurs (Bernard Joyet, Allain Leprest, Dorothée Daniel, …) qui se présente à nous. L’album de la maturité diront certains de manière convenue. Certes, sauf que l’album comporte suffisamment de sève pour figurer d’emblée parmi les temps forts de cette fin d’année.

Bien que continuant toujours à draguer dans l’eau courante du quotidien les situations saisies au cru de la vie, les infimes brisures, les joies minuscules, ces mille choses de rien, Yves Jamait sort, pour la première fois, du vase clos de sa poétique des bistrots et des abysses vertigineuses de ses démons intérieurs, pour élargir son champ d’inspiration avec toujours ce thème omniprésent de l’amour qui court ici et là tout au long de l’album.

A commencer par l’amour porté par « Des mains de femme », titre original, rarement traité, ode à la gestuelle féminine et à sa beauté et qui ouvre l’album. Des mains de femme de son enfance qui le consolaient et qui le guidaient, en passant par des mains qui travaillent le jour ou caressent la nuit, « des mains usées dont les doigts gourds n’auront jamais été vernis, des mains qui s’insinuent galantes, et déboutonnent la pudeur, et d’autres qui chastes se gantent de la plus douce des candeurs » et d’autres tremblantes et veineuses « comme des ceps », «des mains noueuses par trop d’automnes fatiguées ». Un petit bijou d’écriture. Certainement une des chansons les plus abouties de l’album.

Des amours détroussées et mises en danger également comme le superbe « Quitte moi », écrite par Bernard Joyet, sorte d’appel vibrant à l’être aimé pour mettre à l’épreuve un amour qui se serait assoupi et s’émousserait à l’usure du temps et de l’habitude. « Quitte moi, quittons nous juste un peu trop longtemps pour que nous ressentions le bonheur d’être tristes / Loin des yeux loin du corps pour que l’envie résiste que je te dise viens et pour que tu me rêves » ; des amours adultérines avec la chanson « Les deux amants » d’Ute Lemper, sans oublier le versant le plus sombre de l’amour, celui de la violence conjugale sourde, tapie avec la chanson « Je passais par hasard » et puis, l’amour, le vrai, celui qui se déclare avec la merveilleuse chanson piano-voix « En deux mots », véritable déclaration d’amour à l’être aimée, sa femme Géraldine. Il y a, sur cette chanson, entre la pianiste Dorothée Daniel (qui signe également la chanson « Je suis vivant »), le trompettiste Thierry Caens et lui, cet échange magique, que l’on perçoit chez les grands improvisateurs de jazz. Les touches noires et blanches parlent la langue qu’aime Yves Jamait : celle du cœur.
Le dépouillement musical va comme un gant de dentelle à son verbe de velours qui s’éclot de sa gorge, pour s’envoler à la manière d’une colombe.

Autre chanson qui parle la langue du cœur : « Nous nous reverrons » où l’on se rend compte que le répertoire d’Yves Jamait peut glisser de mots rêches en maux d’époque, celle des reconduites aux frontières, de l’épineux problème de l’immigration et de ses déchirures. Pour l’occasion, il a eu l’heureuse idée de greffer à son écriture raffinée et sensible le chant taillé dans le cristal en wolof de Mansour, dont le timbre est précieux comme une fleur rare et exotique. Car, en filigrane, certains textes de cet incorrigible rêveur en perpétuelle « quête de bien-être » ne renient pas la critique sociale tout en évitant dans ses ressentis chantés les écueils de la naïveté, à l’instar de sa chanson « Athées souhaits », où il ne manque pas d’égratigner les religions, en se faisant le porte-voix en chansons des athées, voire des agnostiques.

Enfin, Yves Jamait retrouve des accents plus légers, à la plume trempée dans l’encre de l’humour avec « Boa bonheur », offrande d’un de ses pairs qu’il admire, Allain Leprest, mais surtout avec sa chanson « Célibataire ». Maniant l’arquebuse du verbe et la coutille de l’humour avec dextérité, il conte la vie et le quotidien tout en le dédramatisant d’un célibataire qui « vit tout seul, parle tout seul, dors tout seul, rêve tout seul et baise tout seul ». Du Jamait pur jus au style dont lui seul a l’apanage.

Jugez-en encore : « Vendredi soir, j’irai dépenser mon ennui, errant à la recherche d’autres solitudes égarées comme moi et la soirée finie se fera dans les bras vides de l’habitude ». Magnifique.

En peu de temps, Yves Jamait a su imposer un style, comme l'imprimatur d'un diamant brut à la chanson française.
Plus que son salut, Yves Jamait a trouvé dans la chanson sa voie intérieure et, ce nouvel album, en est l’illustration la plus éclatante. Dans les clairs-obscurs de son répertoire, carmin et noir s'embrassent et s'embrasent.

Et, Jamait de célébrer la vie, lorsqu’il interprète « Les mots chocolat », chanson la plus attendrissante qui clôt l’album, interprétée avec sa petite fille, comme de danser sur la mort au moindre souffle, sans bannières, ni oeillères.

Avec, à chaque fois, le même engagement, la même émotion et énergie à faire de la musique.
Une musique qui touche droit au cœur.

Dominique Parravano

FRANCE BLEUE partenaire de la tournée de JAMAIT

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